Dans les certifications réseau et les QCM techniques, une question revient souvent : quelles sont les deux options qui décrivent correctement NFV et VNF ? La confusion entre ces deux termes tient à leur proximité alphabétique, alors qu’ils désignent des réalités distinctes. NFV est une approche architecturale, VNF est un composant logiciel qui s’exécute à l’intérieur de cette architecture.
Cet article mesure précisément ce qui les sépare, ce qui les relie, et pourquoi la distinction compte pour les environnements de production actuels.
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NFV et VNF en tableau comparatif : architecture contre composant
Le moyen le plus direct de clarifier la relation entre NFV et VNF est de poser leurs caractéristiques côte à côte. Le tableau ci-dessous résume les différences structurelles que l’on retrouve dans la documentation ETSI et chez les principaux éditeurs.
| Critère | NFV (Network Functions Virtualization) | VNF (Virtualized Network Function) |
|---|---|---|
| Nature | Framework architectural | Application logicielle unitaire |
| Rôle | Définir comment virtualiser les fonctions réseau | Exécuter une fonction réseau précise (pare-feu, routeur, équilibreur de charge) |
| Périmètre | Englobe l’infrastructure (NFVI), l’orchestration (MANO) et les VNF | S’exécute sur l’infrastructure NFVI |
| Standardisation | Spécifié par l’ETSI ISG NFV | Conforme aux spécifications NFV, développé par différents éditeurs |
| Relation | Contient les VNF comme composants | Ne fonctionne qu’à l’intérieur d’un cadre NFV |
Ce tableau met en évidence le point central : NFV est le cadre, VNF est la brique logicielle qui y prend place. Confondre les deux revient à confondre un système d’exploitation avec une application installée dessus.
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Deux options correctes dans un QCM réseau : ce que les réponses mesurent
Dans les examens de type Cisco ou CompTIA, la question porte sur deux affirmations parmi quatre ou cinq propositions. Les deux options valides décrivent généralement ces faits :
- NFV dissocie les fonctions réseau du matériel dédié pour les exécuter sur des serveurs standards (COTS, Commercial Off-The-Shelf). C’est le principe fondateur de l’architecture.
- Les VNF sont des instances logicielles qui remplacent des équipements physiques dédiés (pare-feu matériel, routeur propriétaire, passerelle) en fournissant la même fonction sous forme virtualisée sur l’infrastructure NFVI.
- Les propositions incorrectes confondent souvent NFV avec SDN (Software-Defined Networking), ou attribuent aux VNF un rôle d’orchestration qui relève en réalité de la couche MANO.
La logique du QCM teste donc la capacité à distinguer le niveau architectural (NFV) du niveau applicatif (VNF). Les distracteurs classiques mélangent ces couches ou introduisent SDN comme synonyme.
Architecture ETSI : où se situent NFV et VNF dans la pile
L’ETSI ISG NFV a défini trois blocs dans l’architecture de virtualisation des fonctions réseau. Comprendre leur agencement évite les confusions récurrentes.
Le premier bloc est l’infrastructure NFVI. Il regroupe les ressources matérielles (serveurs, stockage, réseau) et la couche de virtualisation (hyperviseur ou plateforme de conteneurisation). C’est le socle physique et logique sur lequel tout repose.
Le deuxième bloc correspond aux VNF elles-mêmes. Chaque VNF encapsule une fonction réseau, qu’il s’agisse de chiffrement, d’équilibrage de charge ou de routage. Elles sont déployées comme des machines virtuelles sur la NFVI.
Le troisième bloc est la couche MANO (Management and Orchestration). Elle gère le cycle de vie des VNF : instanciation, mise à l’échelle, supervision, suppression. Sans MANO, les VNF existent mais ne peuvent pas être pilotées de manière centralisée.
NFV désigne l’ensemble de ces trois blocs, pas un seul d’entre eux. Une réponse de QCM qui attribue à NFV uniquement le rôle d’orchestration ou uniquement la virtualisation matérielle est donc incomplète.
SDN et NFV : une confusion fréquente dans les examens
SDN sépare le plan de contrôle du plan de données dans les équipements réseau. NFV sépare les fonctions réseau du matériel propriétaire. Les deux approches sont complémentaires mais indépendantes.
Un réseau peut utiliser NFV sans SDN, et inversement. Leur combinaison permet un pilotage logiciel complet : SDN gère les flux de trafic, NFV gère les fonctions appliquées à ces flux. Les propositions de QCM qui présentent SDN comme un sous-ensemble de NFV (ou l’inverse) sont systématiquement fausses.
VNF vers CNF : une évolution qui redéfinit le périmètre de NFV
L’architecture NFV telle que définie par l’ETSI repose historiquement sur des machines virtuelles. Les VNF s’exécutent sur des hyperviseurs, avec les ressources allouées par la NFVI. Cette approche fonctionne, mais elle introduit une couche de virtualisation lourde.
Les fonctions réseau cloud-natives (CNF) remplacent les machines virtuelles par des conteneurs orchestrés via Kubernetes. La migration VNF vers CNF impose de repenser les fonctions en microservices, d’adopter des pipelines CI/CD et des pratiques DevOps. Ce n’est pas un simple changement de format d’exécution.
Les opérateurs télécom qui déploient des services 5G ou du network slicing conçoivent souvent les nouvelles fonctions directement comme des CNF. Les fonctions existantes continuent de tourner en VNF sur des VM. Les environnements mixtes VNF-CNF sont une réalité durable, pas une phase transitoire brève.
Cette coexistence a un impact direct sur la couche MANO. L’orchestration doit gérer simultanément des VM et des conteneurs, avec des cycles de vie et des mécanismes de mise à l’échelle différents. L’évolution ETSI récente s’oriente vers une architecture « Telco Cloud » avec des API déclaratives et une meilleure intégration aux infrastructures cloud.

Répondre correctement : les critères de vérification
Face à la question « quelles sont les deux options qui décrivent NFV et VNF », appliquer trois filtres suffit pour éliminer les distracteurs :
- Vérifier que l’option associe NFV à un cadre architectural global et non à une fonction réseau unique.
- Vérifier que l’option décrit les VNF comme des applications logicielles remplaçant du matériel dédié, pas comme un protocole ou un standard de routage.
- Rejeter toute option qui fusionne NFV et SDN ou qui attribue aux VNF un rôle de gestion de l’infrastructure.
Ces trois critères couvrent la grande majorité des variantes de cette question dans les certifications réseau actuelles.
La distinction entre NFV et VNF repose sur un rapport d’inclusion : toute VNF fonctionne dans un cadre NFV, mais NFV ne se réduit pas aux VNF. Garder ce rapport en tête permet de répondre correctement au QCM et de comprendre comment les réseaux virtualisés sont structurés en production.

